Pays des Terrils

 
Durant l’activité minière, les travailleurs s’affairaient à l’extraction et au traitementdu charbon, entassant les déblais de schiste ou de roche issus du creusement
et des cendres de chaudière. Des colline se dressaient peu à peu, à l’instar d’unimmense sablier.
 
Quand les mines ont fermé, la faune et la flore se sont progressivement approprié les crassiers abandonnés. Les habitants ont vu la terre noire se colorer de vert, accueillir oiseaux et papillons. En plein cœur urbain, les terrils se muaient en refuges naturels.
 
Il faut y regarder de plus près pour remarquer la spécificité de ces nouveaux occupants des terrils. De petites plantes se sont développées à même la roche, des pelouses spécifiques ont poussé sur les pentes sèches bien exposées au soleil, des espèces rares ont profité de la présence de métaux lourds dans le sol, traces d’antan, pour émerger.
 
Douze partenaires, communes et associations de Wallonie et d’Allemagne, se sont réunis pour mettre en valeur cet inattendu cadeau du passé. L’Eurégio Meuse-Rhin a cru en leur projet et les a financés.
C'est ainsi qu'est né Le Pays des Terrils et qu'il se présente à vous aujourd’hui.
 
Depuis, de minutieuses recherches scientifiques ont été menées sur les terrils. Des parcours y ont ensuite été aménagés. Despanneaux didactiques et des tables d’orientation - épaulant le visiteur avide de découvertes - furent placés.Dernièrement, les circuits de découvertes des arbres sont venus s'ajouter au programme pour réenchanter la nature par le biais des arts.
 
Le promeneur ainsi guidé peut distinguer les caractéristiques biologiques et historiques de chaque crassier devenu géant vert. Une lecture artistique se superpose à certaines approches scientifiques.
 
Le visiteurs qui fera étape à la Maison des Terrils (rue Chantraine, 161 à Saint-Nicolas) pourra apprendre en se divertissant, dans ce centre d’interprétation aménagé sur le terril du Gosson.